Diagnostic Gaz

Le gaz naturel est un combustible fossile composé d’un mélange d’hydrocarbures présent naturellement dans des roches poreuses sous forme gazeuse.

Avec 23 % de l’énergie consommée en 2005, le gaz naturel est la troisième source d’énergie la plus utilisée dans le monde après le pétrole (37 % en 2005) et le charbon (24 % en 2005). L’usage du gaz naturel dans l’industrie, les usages domestiques puis la production d’électricité, se développaient rapidement depuis les années 1970 et étaient sur le point de devancer le charbon. Cependant, avec le renchérissement observé depuis le début du xxe siècle, les tassements dans la consommation des pays développés, les besoins des pays émergents et les progrès réalisés dans le traitement du charbon, ce dernier tend à retrouver un certain essor.

Histoire

Utilisation ancienne en Chine

Les Chinois ont commencé à utiliser du gaz naturel comme combustible et source d’éclairage au IVe siècle avant J.‑C.. Le forage systématique de puits pour l’extraction de la saumure au Ier siècle avant J.‑C. (Dynastie Han) mena à la découverte de beaucoup de « puits à feu » au Sichuan qui produisaient du gaz naturel. Ainsi qu’il est rapporté, cela entraîna dès le IIe siècle avant J.‑C., une recherche systématique de gaz naturel. La saumure et le gaz naturel étaient conduits ensemble par des tubes de bambous. Depuis les petits puits, le gaz pouvait être acheminé directement aux brûleurs ou la saumure était versée dans des cuves d’évaporation en fonte pour bouillir et produire du sel. Mais le gaz dense et âcre puisé à des profondeurs d’environ 2000 pieds devait tout d’abord être mélangé à l’air de crainte qu’une explosion se produise. Pour remédier à cela, les Chinois conduisaient d’abord le gaz dans un grand réservoir en bois de forme conique, placé 3m sous le niveau du sol, où un autre conduit amenait l’air. Ce qui transformait le réservoir en grand carburateur. Pour éviter les incendies à cause d’un soudain surplus de gaz, un « tuyau repoussant le ciel » supplémentaire était utilisé comme système d’échappement.

En Europe

En 1776, Alessandro Volta découvre le méthane en s’intéressant au « gaz des marais » (l’ancien nom du méthane).

Les premiers gaz combustibles utilisés en Europe, à partir de 1785, date de leur invention, seront des gaz manufacturés c’est-à-dire des gaz fabriqués dans des usines à gaz et des cokeries, principalement à partir de la houille. Ils sont d’abord utilisés comme gaz d’éclairage, par la suite comme combustible pour les turbines et moteurs, pour le chauffage ainsi que la cuisson. L’appellation gaz de ville apparaît à cette occasion. Les gaz manufacturés seront essentiellement du gaz de houille mais aussi du gaz d’huile et du gaz de pétrole, etc. La plupart des gaz manufacturés contiendront principalement du dihydrogène, du méthane et de monoxyde de carbone.

L’histoire du gaz manufacturé est liée à l’histoire de nos villes et des grands groupes énergétiques modernes, ceux-là même qui plus tard achemineront le gaz naturel.

Le gaz de ville sera mêlé, lorsque la demande se fera plus importante à du gaz de couche et du grisou – qui a un pouvoir calorifique plus important, doit être « dilué » avant d’être injecté dans le réseau – ainsi que du gaz de pétrole liquéfié.

Les premières utilisations modernes gaz naturel sont apparues aux États-Unis vers 1820 pour l’éclairage public.

Si le pétrole fait l’objet d’une exploitation et d’une utilisation industrielle poussées à partir des années 1850, le gaz naturel devra attendre les années 1950 pour susciter un intérêt mondial. Ses réserves et ressources voir sa production sont mal connues en dehors des États-Unis jusqu’à la fin des années 1960. Le gaz naturel est apparu longtemps comme une source d’énergie difficile à mettre en œuvre. Son commerce sous forme liquéfié (GNL) n’a commencé qu’en 1964 dans des volumes très modestes.

A partir de la fin de la seconde guerre mondiale mais surtout à partir des années 1960, l’usage du gaz naturel se répand à travers le monde et supplante progressivement les gaz manufacturés. Le gaz naturel a de nombreuses qualités, dont l’absence de toxicité. Le pouvoir calorifique du gaz naturel est double de celui du gaz de houille (9000 cal/m3 contre 4250).

Le gaz naturel nécessitera des aménagements particuliers de tout son réseau de distribution, appareils de chauffe et autres, méthode de stockage et de transport : canalisations, gazoducs, bateaux et port méthaniers.

En France

Les chiffres du gaz naturel dans notre pays montrent bien l’importance de ce dernier. Depuis la fin du monopole énergétique de EDF-GDF, de nouveaux intervenants économiques sont arrivés sur le marché comme GDF, ELENGY…

En 1946, L’Assemblée nationale vote la loi de nationalisation des secteurs de l’énergie. Gaz de France (GDF) est créée. La première activité de Gaz de France durant ses premières années consiste à produire et distribuer du gaz de houille. La découverte et la mise en exploitation du gisement de gaz naturel de Lacq à la fin des années 1950 permet à Gaz de France de réorienter son activité vers celui-ci et d’abandonner progressivement le gaz de houille. Les parisiens reçoivent le méthane juste dix ans plus tard.

L’intoxication au monoxyde de carbone se produit après l’inhalation d’un gaz, le monoxyde de carbone. Le monoxyde de carbone (CO) est un produit de la combustion des matières organiques dans des conditions d’apport insuffisant en oxygène, qui empêche l’oxydation complète en dioxyde de carbone (CO2). Le monoxyde de carbone est incolore, inodore, insipide et non irritant, ce qui le rend difficile à détecter pour les personnes exposées.

Le monoxyde de carbone est un gaz particulièrement toxique, et l’intoxication au CO est la cause la plus répandue d’empoisonnement mortel dans de nombreux pays. Les symptômes de l’intoxication légère associent des maux de tête, des vertiges et des manifestations pseudo-grippales. Une exposition plus forte peut entraîner des effets toxiques sur le système nerveux central, le cœur et même provoquer la mort. À la suite de l’intoxication, il persiste souvent des séquelles à long terme. Le monoxyde de carbone peut aussi avoir de graves effets sur le fœtus d’une femme enceinte.

Le monoxyde de carbone provoque l’intoxication en se fixant sur les globules rouges (via la respiration et les poumons) et en empêchant ces globules de véhiculer correctement l’oxygène dans l’organisme. Les mécanismes par lesquels le monoxyde de carbone induit ces effets toxiques ne sont pas encore entièrement connus, mais on pense que l’hémoglobine, la myoglobine, et la cytochrome oxydase mitochondriale sont impliquées. Le traitement consiste essentiellement à administrer de l’oxygène à 100% ou encore à utiliser l’oxygénothérapie hyperbare, bien qu’il existe encore une controverse sur le point de savoir lequel de ces deux traitements est le meilleur. Les intoxications domestiques au monoxyde de carbone peuvent être évitées par une détection précoce par utilisation d’un détecteur de monoxyde de carbone ménager.

  • 0,1 ppm – niveau naturel de base dans l’atmosphère
  • 0,5 à 5 ppm – niveau de base moyen dans les maisons d’habitation
  • 5 à 15 ppm – niveaux à proximité d’un réchaud à gaz correctement réglé dans les maisons d’habitation
  • 100-200 ppm – émission par les automobiles dans le centre ville de Mexico
  • 5000 ppm – cheminée d’une maison chauffée au feu de bois
  • 7000 ppm – gaz d’échappement des voitures non dilué
  • 30000 ppm – fumée de cigarette non diluée,

Parmi les sources les plus courantes d’émissions en CO qui peuvent conduire à une intoxication, citons les incendies de maisons d’habitation, les fours ou les appareils de chauffage, les poêles à bois, les gaz d’échappement des véhicules à moteur et les appareils alimentés au propane ou au butane tels que les réchauds portatifs de camping, les engins de surfaçage des patinoires, les chariots élévateurs, les moteurs de générateurs et les outils mécaniques alimentés à l’essence- tels que les nettoyeurs à haute pression, scies à découper le béton, bétonneuses, ponceuses à parquet, postes à soudure utilisés dans les bâtiments ou les espaces partiellement clos. L’intoxication au CO peut également se produire en plongée sous-marine en raison du choix d’un mauvais emplacement pour les compresseurs d’air alimentant les plongeurs (voir accidents de plongée pour plus d’informations.) Les groupes électrogènes et les moteurs de propulsion des bateaux – en particulier les houseboats – ont provoqué des expositions mortelles au monoxyde de carbone. Une autre source de risque est l’exposition à un solvant organique le chlorure de méthylène, qui est métabolisé en CO par l’organisme.

L’air pollué contient souvent des niveaux nocifs de monoxyde de carbone. De nombreuses régions des États-Unis ont lutté pour imposer des limites obligatoires. Des progrès significatifs ont été accomplis depuis la mise en œuvre en 1990 d’une valeur limite d’émission fixée pour les véhicules à 3,4 gpm (grammes par mile), en forte diminution par rapport à la limite précédente de 87 gpm

Épidémiologie

L’intoxication au monoxyde de carbone est la forme la plus répandue d’intoxication mortelle en France et aux États-Unis. On estime que plus de 40.000 personnes par an auraient besoin d’une prise en charge médicale pour une intoxication au monoxyde de carbone aux États-Unis. Dans de nombreux pays industrialisés, le monoxyde de carbone peut être à l’origine de plus de 50% des intoxications mortelles Aux États-Unis, environ 200 personnes meurent chaque année d’intoxication au monoxyde de carbone consécutive à l’utilisation d’un équipement de chauffage domestique à fuel. Selon les rapports du CDC, « chaque année, plus de 500 Américains meurent d’une intoxication involontaire au CO, et plus de 2.000 par suicide consécutif à un empoisonnement par l’oxyde de carbone».

Les effets du monoxyde de carbone suivant sa concentration en parties par million sont énumérés ci-dessous :

  • 35 ppm (0,0035%), Maux de tête et étourdissements dans un délai de six à huit heures après le début d’une exposition prolongée
  • 100 ppm (0,01%), Légers maux de tête au bout de deux à trois heures
  • 200 ppm (0,02%), Légers maux de tête apparaissant dans un délai de deux à trois heures
  • 400 ppm (0,04%), Céphalées frontales survenant dans un délai d’une à deux heures
  • 800 ppm (0,08%), Étourdissements, nausées, convulsions apparaissant dans un délai de 45 minutes. Indétectable avant deux heures.
  • 1600 ppm (0,16%), Maux de tête, vertiges, nausées apparaissant dans un délai de 20 minutes. Issue mortelle en moins de deux heures.
  • 3200 ppm (0,32%), Maux de tête, étourdissements et nausées au bout de cinq à dix minutes de délai. Décès survenant dans les 30 minutes.
  • 6400 ppm (0,64%), Maux de tête et vertiges apparaissant en une à deux minutes. La mort survient en moins de 20 minutes.
  • 12,800 ppm (1,28%) Perte de connaissance après 2 à 3 respirations. La mort survient en moins de trois minutes.

En outre, un récent rapport conclut que l’exposition au monoxyde de carbone peut conduire à une diminution significative d’espérance de vie en raison d’une atteinte du myocarde.

Les conséquences d’une installation défaillante sont le risque d’intoxication, mais aussi le risque d’explosion.

Ses explosions sont toujours impressionnantes, elles font en général un grand nombre de victimes et des dégâts spectaculaires, comme en atteste cette vidéo ci-dessous concernant une explosion dans le centre ville de Liège en Belgique.

Mais les explosions liées au gaz ne sont pas le fait des installations « traditionnelles ». Une simple bouteille de gaz peut provoquer des dégâts importants comme le montre cette vidéo ci-dessous concernant l’explosion d’une bouteille sur un chantier à Reims.

Pour lutter contre ce type d’incident, votre installation doit être contrôlée annuellement par un professionnel.

Le diagnostic gaz doit être fourni lors de la vente de votre logement, il est effectué sur 4 domaines clefs.

  1. La tuyauterie fixe (rigide)
  2. Le raccordement en gaz des appareils (flexible pour chaudière et autre appareil)
  3. La ventilation des locaux pour appareil non étanche et non raccordé
  4. La combustion (vérification du fonctionnement des appareils)
Environ 130 points de contrôle sont vérifiés. L’installation est vérifiée dans son ensemble. En partant de l’espace annulaire (point d’entrée de l’installation) jusqu’aux terminaux (gazinière, chaudière …).

Ainsi les chaudières gaz vont être contrôlées, le tirage va être vérifié (le technicien observe si les gaz de combustion sont bien extraits par la buse, puis par le conduit d’évacuation de la chaudière) et une analyse de l’air ambiant est réalisée (le monoxyde carbone est mesuré à proximité de l’appareil).

 Le conduit d’évacuation des gaz de combustion est également vérifié (les règles sont très strictes en la matière).

 En effet, le type de matériau utilisé pour la fabrication de ce conduit, sa longueur, son état, le nombre de coude, son inclinaison, sa terminaison vont être contrôlés.

Les flexibles reliant par exemple une plaque de cuisson et la tige cuisine (tuyauterie fixe) vont être vérifiés. Ils ne doivent pas dépasser une certaine longueur, ils doivent être en parfait état, les matériaux doivent être conformes, la date de validité doit être en cours…

 Pour les plaques de cuisson, la flamme de combustion est contrôlée. Elle ne doit pas charbonner (seule la flamme bleue doit transparaître, et en aucune façon elle ne doit être jaune), les brûleurs ne doivent en aucune façon s’éteindre…

 

L’installation est entièrement contrôlée au niveau des fuites (le débit est vérifié), les Robinets de Commande d’Appareil (RCA) sont contrôlés. La ventilation est aussi contrôlée, en cas de présence d’un CENR (Chauffe Eau Non Raccordé) de nombreuses vérifications seront opérées.

IMMOBILIS EXPERTISE vous propose de réaliser le diagnostic gaz dans le cadre de la vente de votre bien immobilier. Votre installation doit avoir plus de 15 ans. Si votre installation à moins de 15 ans, les factures correspondant aux travaux vous seront demandées par le notaire. La durée de validité de ce diagnostic est de 3 ans.

Il est à noter qu’en cas d’anomalie les conséquences peuvent être importantes. En effet, lors d’une anomalie présentant un DGI (Danger Grave et Immédiat), l’opérateur de diagnostic coupe purement et simplement l’installation gaz. Ce dernier pose un scellé sur le robinet de commande d’alimentation du compteur gaz. Puis il prévient le fournisseur pour que ce dernier condamne l’installation. Une copie du rapport est envoyée aux autorités. Le propriétaire se verra notifier une mise en demeure pour les travaux.

Deux autres anomalies sont possibles, l’une est considérée en A2, ce qui implique que les travaux doivent être réalisés dans les plus brefs délais. Et une anomalie A1 qui détermine que des travaux devront être effectués.

Nos tarifs sont directement consultables sur notre site internet :

http://www.immobilis-expertise.fr/index.php/Nos-Tarifs-Publics.html

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