Diagnostic Electricité

D’une manière générale, l’électricité est l’interaction de particules chargées sous l’action de la force électromagnétique. Ce phénomène physique est présent dans de nombreux contextes : l’électricité constitue aussi bien l’influx nerveux des êtres vivants, que les éclairs d’un orage. Elle est largement utilisée dans les sociétés développées pour transporter de grandes quantités d’énergie facilement utilisable.

Les propriétés de l’électricité ont été découvertes au cours du XVIIIe siècle. La maîtrise du courant électrique a permis l’avènement de la seconde révolution industrielle. Aujourd’hui, l’énergie électrique est omniprésente dans les pays industrialisés : à partir de différentes sources d’énergie, principalement hydraulique, thermique et nucléaire, l’électricité est un vecteur énergétique employé à de très nombreux usages domestiques ou industriels.

Transport et distribution

Le courant qui circule sur réseau électrique est le plus souvent alternatif et triphasé, car il est le plus économique à produire et à transporter. Alors que le consommateur final a besoin de courant à basse tension, moins dangereux à utiliser, il est plus économique pour le transport du courant sur de longues distances, d’utiliser une très haute tension.

En effet, à puissance constante, si l’on augmente la tension, on réduit l’intensité du courant et donc, les pertes par effet joule ou pertes thermiques, ainsi que l’effet de peau qui limite la circulation des forts courants à la surface extérieure des conducteurs : ceci obligerait l’utilisation de câbles de cuivre de plus grosse section. On utilise donc des transformateurs élévateurs de tension, de manière à réduire l’intensité du courant pour le transport, et des transformateurs abaisseurs de tension pour la distribution (en basse tension) aux usagers.

Conversion transformation

Les tensions électriques peuvent être transformées et converties.

En règle générale pour les grosses puissances, les tensions sont alternatives, et passent par des transformateurs pour convertir le courant en flux magnétique, lui-même reconverti en courant dans des bobines. Ce principe permet de changer le niveau de tension tout en conservant la fréquence et une isolation galvanique entre le réseau primaire et secondaire du transformateur. Pour les puissances le permettant technologiquement, on utilise des convertisseurs à semi-conducteurs (transistors, thyristors) :

  • des redresseurs pour convertir une tension alternative en tension continue ;
  • des onduleurs pour convertir les tensions continues en alternatives ;
  • des convertisseurs permettent la conversion directe de tension continue en tension continue par découpage à haute fréquence.

Stockage

Pour l’électricité transportée et distribuée au moyen de conducteurs, il est nécessaire d’équilibrer à tout moment la production et la consommation. Les centrales thermiques au gaz, au pétrole ou au charbon, sont généralement mises en service pour répondre à des pics de demande. On utilise aussi des stations de pompage-turbinage entre deux retenues d’eau : pendant les heures creuses, l’eau est pompée vers le bassin supérieur, et pendant les heures de pointe, l’eau passe dans une turbine qui produit un appoint d’électricité sur le réseau.

Il est aussi possible de stocker l’électricité à petite échelle au moyen de batteries, d’accumulateurs, de condensateurs ou de bobines d’inductances.

  • Les batteries d’accumulateurs sont très répandues pour l’utilisation des équipements et systèmes autonomes fixes ou mobiles.
  • Les condensateurs sont utilisés depuis longtemps en électricité et électronique, mais sont apparus récemment des supercondensateurs permettant de disposer de plus de puissance instantanée qu’avec des batteries d’accumulateurs classiques de taille plus grande, mais pendant des temps très courts. Une utilisation possible peut trouver sa place dans la traction électrique automobile pour les phases transitoires d’accélération, d’autant plus que la recharge des condensateurs est presque instantanée.
  • Le stockage de l’énergie électrique dans des selfs ou bobines d’inductances n’offre d’intérêt qu’avec des matériaux supraconducteurs, ce qui n’est encore que du domaine expérimental en matière de stockage.

Classement par type d’usage

On distingue souvent deux types d’usages  :

  • les usages dits « spécifiques » (parfois aussi dits « nobles »)  : Ce sont ceux que seule l’électricité peut assurer (téléphone, électronique, informatique, médias audiovisuels, éclairage nocturne…). Après une tendance aux économies d’énergie (réfrigération plus économe, lampes basse consommation…), les consommations par foyer et par appareil sont reparties à la hausse avec la climatisation électrique, le développement de l’informatique et des matériels audiovisuels, et divers gadgets électriques. En particulier, les écrans plasma, grands écrans LCD, home cinéma, ont multiplié par 5 à 10 la consommation électrique par appareil. Certains automates, les communications numériques (internet, réseaux) consomment de plus en plus d’électricité. Si les ordinateurs portables consomment 5 à 6 voire 10 fois moins d’énergie qu’un ordinateur de bureau et son écran (jusqu’à 15 Watts pour le portable contre 150 pour un PC fixe), ils se sont multipliés, et souvent s’ajoutent simplement aux PC fixes au lieu de les remplacer.


  • les usages dits « substituables »  : Ce sont les usages thermiques (ou « à effet joule ») ; qui pourraient être remplis par d’autres sources d’énergie (moteurs au fuel, gaz, hydrogène… climatisation/réfrigération, et chauffage par tous combustibles. Le chauffage thermique direct est bien plus économe que le chauffage électrique par résistance ; ce dernier nécessite 3,2 kWh en amont pour produire 1 kWh final, et il est finalement – en moyenne – plus émetteur de CO2 qu’un chauffage utilisant du gaz ou fuel, ce qui a motivé l’interdiction du chauffage électrique direct au Danemark, remplacé – avec aides gouvernementales – par des pompes à chaleur, ou d’autres alternatives (solaire, puits canadien, etc).

Classement par impacts énergétiques

  • Contrairement à une idée reçue, l’industrie n’est pas le premier consommateur d’électricité. Dans les pays riches, elle en consomme moins d’un tiers. A titre d’exemple, en France, depuis la fin des années 1990, l’industrie consomme moins d’un tiers de l’électricité finale. Ce sont le résidentiel et le tertiaire, via le chauffage, l’électroménager, l’éclairage et l’informatique qui consomment en 2009 environ 67 % de l’électricité. Par ailleurs, la France qui a justifié son programme nucléaire par le souci de ne plus dépendre du pétrole détenait en 2009 le record de consommation par habitant d’électricité (un français moyen consomme plus d’électricité qu’un californien moyen , mais aussi paradoxalement plus de consommation de pétrole par habitant). Depuis les années 2000, lors des pics de consommation accompagnant les vagues de froid, RTE craint un effondrement d’une partie du réseau. Il diffuse, notamment en Bretagne ou Provence-Alpes-Côte d’Azur, des incitations à économiser l’électricité. Car, comme on ne sait pas massivement stocker l’électricité ; c’est la « puissance appelée » qui devient le facteur dimensionnant du système de distribution électrique, c’est-à-dire l’énergie consommée à un instant donné et non seulement la consommation cumulée sur la journée, la saison ou l’année. La répartition spatio-temporelle des usages électriques a un impact majeur sur le plan économique, mais aussi environnemental, car les ressources appelées en derniers recours lors des pics émettent le plus de CO2. Ainsi, le chauffage électrique « pèse » « 2,5 fois plus en puissance instantanée (36 % au moment du record de consommation sur le réseau français) qu’en consommation cumulée en moyenne sur l’année (14 %) ». Des communes cherchent à diminuer le gaspillage lié aux illuminations de Noël, de monuments ou éclairage urbain, mais les panneaux publicitaires motorisés ou éclairés sont restés en fonctionnement. Le smart grid devrait aider les clients à moins consommer en période de pointe et permettre d’appeler l’électricité par le chemin le plus court (moins de perte en ligne), mais sans répondre au risque d’effet rebond.
  • En Europe,  l’efficience énergétique a été poussée par une Directive sur l’efficacité minimum des appareils électriques, après une directive sur l’étiquetage en 1992, suivie en 1997 d’une directive limitant les consommations de réfrigérateurs, congélateurs et combinés, en veillant à ne pas dépasser l’optimum pour le consommateur en terme de récupération rapide de l’investissement initial par les économies d’énergie. En 8 ans, l’efficacité énergétique des appareils frigorifiques a ainsi été améliorée de 30 %, puis rien n’a été fait durant 13 ans sur l’électroménager en Europe, alors que des normes d’efficience énergétique se développaient aux États-Unis, depuis 1989. Malgré une notable amélioration de l’efficience énergétique de 1999 à 2004, la consommation finale continue à augmenter en Europe (UE-25). Un ménage moyen de l’UE-25 consommait 4 098 kWh en 2004, alors qu’il aurait pu n’en consommer que 800 kWh s’il était équipé d’appareils existants à basse consommation et en abandonnant les ampoules à incandescence (et encore moins avec les technologies les plus efficientes). Selon le Centre commun de recherche (CCR) de l’UE, de 2005 à 2006, la consommation a augmenté dans l’UE-25 dans tous les secteurs : dans le résidentiel, dans le tertiaire (+ 15,8 %) et dans industrie (+ 9,5 %), à un rythme calqué sur celui du PIB global (+ 10,8 %). Le rapport recommande d’encourager les chauffe-eau solaires et les économies d’énergie, par remplacement notamment des lampes à incandescence. En novembre 2006, la Commission européenne a engagé un plan d’action pour l’efficacité énergétique qui visant – 20 % la consommation d’électricité de l’UE-25 d’ici 2020. Les appareils consomment plutôt moins, mais ils sont plus utilisés (explosion de l’utilisation de l’ordinateur et du téléphone portable. Le temps passé devant la télévision a augmenté de 13 % entre 1995 et 2005).
  • L’éclairage. En Europe, dans le tertiaire, l’éclairage (de jour souvent) est devenu le premier poste de consommation électrique, 175 TWh consommés par an et 26 % de consommation électrique totale du secteur tertiaire. Par ailleurs, l’éclairage nocturne (principale cause, avec la publicité lumineuse, du phénomène dit de pollution lumineuse) est en hausse constante depuis 50 ans. Pour aider les consommateurs à optimiser leur consommation et dépenses par usage, des ONG ont créé un site internet Topten produisant une analyse énergétique indépendante des matériels les plus utilisés. Néanmoins, sans objectif de sobriété énergétique, un effet rebond (direct ou indirect et externe) peut faire que l’argent ainsi économisé puisse être dépensé dans d’autres usages énergivores.

Le réseau domestique

À part les appareils à piles ou les batteries d’automobile, la majorité de l’électricité utilisée dans la vie quotidienne provient du réseau électrique. Chaque habitation est reliée au réseau par l’intermédiaire d’un tableau qui contient au moins un compteur destiné à la facturation ainsi qu’un disjoncteur servant d’interrupteur général et, permettant de protéger l’installation. De ce disjoncteur sortent deux conducteurs qui alimentent l’installation domestique : la phase et le neutre et parfois deux conducteurs de phase supplémentaires, dans les installations triphasées. On trouve un troisième conducteur pour la mise à la terre.

On trouve ensuite un tableau de fusibles ou de disjoncteurs, distribuant le courant dans les différents circuits de la maison. On prévoit généralement des circuits spécialisés pour les appareils qui ont besoin de beaucoup de puissance (four, cuisinière électrique, lave-linge, lave-vaisselle, chauffe-eau…), normalement, par pièce un circuit pour l’éclairage et un pour les prises électriques.

On utilise des interrupteurs pour ouvrir ou fermer les circuits électriques. Il est possible d’utiliser des montages spéciaux comme un va-et-vient ou un télérupteur quand on souhaite créer plusieurs points de commande, par exemple à chaque bout d’un couloir.

DIAGNOSTIC ELECTRIQUE

Le diagnostic sur l’état intérieur de l’installation électrique ou diagnostic électrique ne s’applique que sur les parties privatives d’immeuble à usage d’habitation. Ce diagnostic vise en un contrôle portant sur 11 groupes d’anomalies (noté de B1 à B11) :

  • B1 : Appareil Général de Commande et de Protection (AGCP)
  • B2 : Protection Différentielle à l’origine de l’installation (DDR ou Dispositif Différentiel Résiduel)
  • B3 : Prise de terre et installation de mise à la terre
  • B4 : Protection contre les surintensités (les fusibles)
  • B5 : Liaison Equipotentielle Supplémentaire (LES)
  • B6 :  Règle de sécurité dans les locaux contenant une douche ou une baignoire
  • B7 : Matériel présentant un risque de contact direct
  • B8 : Matériel électrique vétuste ou inadapté à l’usage
  • B9 : Appareil d’utilisation situé dans des parties communes et alimenté depuis des parties privatives.
  • B10 : Piscine privée
  • B11 : Informations complémentaires (Dispositif Différentiel à Haute Sensibilité et socle de prise à obturateur).

En tout, c’est un peu moins d’une centaine de point de contrôle qui sont prévus lors de ce diagnostic (norme XP 16-600). Ce diagnostic vise à vérifier la sécurité des biens et des personnes. Les vérifications vont s’effectuer sur les Liaisons Equipotentielles Principales (LEP) et les Liaisons Equipotentielles Supplémentaires (LES). La liaison équipotentielle est une mise à la terre d’une masse métallique qui peut être en contact avec un point d’eau. Des tests vont être effectués sur l’installation électrique pour vérifier que les dispositifs de coupure sont en état de fonctionnement (injection d’un courant de défaut dans l’installation électrique).

La protection différentielle à l’origine de l’installation va être vérifiée dans le cadre de ce diagnostic.

Dans le tableau répartiteur, les fusibles vont être vérifiés.

La mise à la terre va être vérifée aussi (conducteur principal de terre, barrette de terre…).

Ses différents contrôles visent a éviter les anomalies dans le système électrique, pour protéger les biens.

Mais aussi à protéger les personnes contre les risques de chocs électriques (électrisation ou électrocution). Ci dessous une vidéo montrant une personne victime d’une électrocution.

Enfin vous trouverez ci-dessous deux vidéos vous expliquant l’extension d’une installation électrique, ainsi qu’une vidéo concernant le remplacement d’un tableau électrique.

IMMOBILIS EXPERTISE vous propose la réalisation de votre diagnostic électrique dans le cadre de la vente de logement. Votre installation doit avoir plus de 15 ans pour que ce diagnostic soit obligatoire. Néanmoins, dans le cas ou votre installation aurait moins de 15 ans, vous devez fournir une facture des travaux réalisés dans votre logement auprès du notaire. Dans le cas contraire, ce dernier vous demandera de lui fournir ce diagnostic. La durée de validité de ce diagnostic est de 3 ans.

Nos tarifs sont directement consultables sur notre site internet :

http://www.immobilis-expertise.fr/index.php/Nos-Tarifs-Publics.html



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3 commentaires pour Diagnostic Electricité

  1. Tout cela est très nouveau pour moi et cet article m’a vraiment ouvert les yeux. Merci pour le partage avec nous

  2. trarus dit :

    SVP J AI UN EXPOSER A SUR  » la transformation de l energie electrique « 

  3. Vous pouvez regarder l’article sur le DPE (Diagnostic de Performance Energétique), l’article sur le diagnostic électromagnétique, ainsi qu’un article nommé « qui aura la maîtrise de l’énergie, aura la maîtrise du monde ! ». Tous ces articles sont disponibles sur notre blog. Cela vous permettra peut être de rédiger votre exposé.

    Bon courage à vous.

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