Diagnostic Termites

Le rapport de l’état du bâtiment relatif à la présence de termites, autrement dit, le diagnostic termites, consiste principalement à rechercher la trace ou la présence d’insectes xylophages (mangeurs de cellulose, donc de bois). Cette recherche concerne essentiellement les termites, mais pas seulement, d’autres insectes xylophages (vrillettes, capricornes …) peuvent infester notre habitat, ainsi que des champignons dit « lignivores », c’est à dire des champignons qui s’attaquent aux bois (pourritures molles, fibreuses, cubiques, mérules…).

Mais intéressons-nous plus particulièrement aux termites. Ils ont besoin pour se développer de plusieurs facteurs, comme une hygrométrie importante, une température élevée, un milieu confiné (pas ou peu d’échange d’air), et bien sur de la cellulose (du bois).

En France, 6 espèces de termites ont été décrites. Parmi elles, cinq espèces de termites souterrains appartenant au genre Reticulitermes et une espèce de termite dit de « bois sec » Kalotermes flavicolis. Une espèce de termites de « bois sec » tropicale importée, Cryptotermes brevis, est parfois découverte dans des habitations (une douzaine de cas recencés). Cette espèce ne se développe cependant pas naturellement.

Les termites en France métropolitaine qui apportent des destructions au niveau du logement sont des termites souterrains (Réticulitermes). La méthodologie de repérage des termites, lors du diagnostic termites, consiste en des tests de résistance mécanique au niveau des unités de diagnostic (plinthes, poutres, huisseries, plancher …). Les termites étant des insectes lucifuges (ils détestent la lumière), ils ne font pas de trou de sortie, et sont donc impossibles à identifier en surface. Le diagnostiqueur effectuera donc à l’aide d’un poinçon un test de résistance mécanique.

Les termites, parfois surnommés fourmis blanches, sont les seuls représentants de l’ordre des isoptères qui compte environ 281 genres et plus de 2 600 espèces. Ce sont des insectes sociaux qui vivent au sein de colonies hiérarchisées et organisées en castes. Ils se rencontrent surtout dans les pays chauds, où certaines espèces construisent de grands nids en terre mâchée, les termitières, caractéristiques des plateaux tropicaux. Ils existent au moins depuis le jurassique. Vous trouverez ci-dessous, le film « la citadelle assiégée » qui relate la vie dans une termitière, notamment l’opposition entre les termites et les fourmis.

Mais revenons-en aux termites français, outre le test de résistance mécanique, l’opérateur de diagnostic immobilier (diagnostiqueur) effectue un repérage visuel. Il sera particulièrement attentif aux cordonnets. Les cordonnets sont les petits tunnels que les ouvriers termites construisent lors d’un passage dans une zone dégagée.

Les cordonnets se situent principalement dans les sous-sols. Les termites qui doivent passer sur des zones rugueuses sans cellulose, y construisent ce type d’infrastructure. Cela leur permet de garder une humidité constante et de les protéger de la lumière. Les cordonnets sont généralement appuyés contre un mur, mais ils peuvent aussi être aériens sous la forme de véritable pont.

Pour garantir l’humidité constante de la termitière, certains termites ailés n’ont qu’un seul rôle, celui de ventiler la colonie au moyen de leurs ailes.

Les termites sont divisés en castes. On retrouve les larves, les ouvriers, les soldats, les nymphes, les imagos (les reproducteurs principaux : les rois et reines en devenir), les néoténiques (reproducteurs secondaires)  et bien sur le roi et la reine de la colonie.

Le cycle de vie des termites est particulier. Les imagos (termites ailés) donnent naissance à une colonie. Le roi et la reine construisent la chambre nuptiale, puis la reine donne naissance à la première génération de larves grâce à sa ponte.

Il se peut que la reine mange une partie de la première génération (cannibalisme) en cas de condition défavorable, pour préserver le futur de la colonie.

Dans les générations suivantes d’individus, les larves vont choisir trois voies de développements différents. La majeure partie deviendront des ouvriers, les soldats deviendront par importance le contingent suivant, puis enfin les autres deviendront des nymphes.

Les ouvriers auront pour rôle de nourrir la colonie (reine, roi, soldats, nymphes, néoténique, imagos et ouvriers) par trophyllaxie. Ils s’occuperont des larves, ils cultiveront des champignons dans des champignonnières aménagées dans la colonie. Les ouvriers construisent la termitière, aménagent les galeries, construisent les cordonnets, font les stocks de nourriture.

Les soldats ont pour but de protéger la colonie. Ils sont plus grands que les ouvriers, ils ont une tête carapaté disposant de deux immenses mandibules capables de broyer leurs ennemis. Ils disposent entre autres, d’une défense supplémentaire, car ils sont en mesure d’envoyer un jet d’acide sur leurs adversaires. Leurs ennemis héréditaires sont les fourmis, d’ailleurs la culture a bien mis en évidence cette confrontation comme notamment dans le dessin animé « Fourmiz ».

Les termites disposent de deux modes pour fonder une nouvelle colonie :

– Le bouturage, c’est le même principe que pour les plantes. C’est-à-dire que la colonie mère va envoyer des éclaireurs dans toutes les directions pour trouver un lieu idéal pour fonder une nouvelle colonie.

– L’essaimage, c’est-à-dire qu’au printemps, les imagos (individus parfaits) prennent leurs envols pour fonder une nouvelle colonie. Ci-dessous une petite vidéo montrant un essaimage en France.

Enfin, ci-dessous une série de vidéos ludiques montrant la vie des termites.

Le diagnostic termites, au niveau de ces constations diverses, traite aussi des autres insectes xylophages tels que les capricornes, les vrillettes, les lyctus…

Le capricorne (photo ci-dessous), ou Hylotrupes Bajulus est l’insecte à larves xylophages le plus répandu et le plus dégradant pour les charpentes des habitations. Les dégâts peuvent être considérables, et aller au plus profond des pièces de bois, engendrant ainsi des pertes de résistance mécanique très graves.

La petite vrillette, ou Anobium Punctatum (photographie ci-dessous) est une espèce de coléoptère vivant près de l’homme. Elle est rare dans la nature, d’où son autre nom de vrillette domestique. De 2,5 à 6 mm de longueur, brun foncé à noir, tête capuchonnée, élytres portant des rangées de points. Ce ravageur du bois est (avec les termites) le plus important des parasites s’attaquant aux biens culturels (sculptures, tableaux, meubles), car ils sont souvent faits dans de l’aubier, la partie la plus tendre du tronc. Les dommages aux bois de construction, beaucoup plus durs, sont de peu d’importance.

Ses insectes xylophages sont moins destructeurs que les termites, néanmoins ils peuvent altérer de manière grave le bâti. Contrairement aux termites, ils créent des trous de sortie. La consommation de la cellulose du bois crée de la vermoulure. Ils peuvent suffisamment amoindrir la résistance mécanique du bois pour rendre l’ouvrage dangereux. Le traitement contre ses infestations est beaucoup plus simple que pour les termites.

La grosse vrillette, ou Xestobium rufovillosum mesure de 5 à 8 mm de longueur, brun foncé, aspect pie en raison d’une chevelure jaune rouge gris sur la tête et les élytres. La larve mesure jusqu’à 10 mmde longueur, allure de ver blanc à blanc jaunâtre. Il ressemble à la larve de la petite vrillette, mais en notablement plus grand. Ce ravageur du bois laisse derrière lui des orifices d’envol de 2 à 3,5 mm de largeur. On remarque la cellule larvaire plate et lenticulaire. Il faut minimum 22 % d’humidité dans le bois pour 22 à 25 °C. Il y a peu de risques, donc dans les conditions habituelles de logement.

Il existe beaucoup d’autres insectes xylophages dont nous ne ferons pas la liste ici, les plus courants étant ceux énoncés précédemment.

Et parmi les pathologies rencontrées, les champignons lignivores sont généralement les indices précurseurs d’une infestation d’insectes xylophages. Cela est dû au fait qu’ils apparaissent suite à une grande humidité dans le bâti. La pourriture est la première étape vers le développement de champignon. On trouve, selon le taux d’humidité de l’unité de diagnostic, soit de la pourriture fibreuse, soit de la pourriture cubique ou de la pourriture molle. Parmi les champignons lignivores, la plus fréquente et la plus destructrice est la mérule.

La mérule est un champignon basidiomycète de la famille des Serpulaceae. On l’appelle aussi « mérule des maisons ». Peu visible dans la nature, où il détruit les souches de feuillus comme de conifères, ce champignon lignivore est un redoutable ennemi du bois œuvré et de tous les matériaux contenant de la cellulose (livres, cartonnages, etc.). Il revêt une importance économique particulière car selon l’Agence nationale de l’habitat, c’est le champignon le plus souvent en cause lors d’attaques en intérieur.

IMMOBILIS EXPERTISE vous propose de réaliser le diagnostic termites dans le cadre de votre vente immobilière. Votre bien sera soumis à des tests de résistances mécaniques, puis à un repérage visuel. Dans le cadre de notre tarification publique, des mesures du taux d’humidité ambiante, ainsi que des mesures du taux d’humidité sur les supports dégradés. En cas de dégradation avérée, des échantillons seront prélevés et analysés à la loupe binoculaire pour déterminer le type d’agent de dégradation.

Nos tarifs sont directement consultables sur notre site internet :

http://www.immobilis-expertise.fr/index.php/Nos-Tarifs-Publics.html

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Un commentaire pour Diagnostic Termites

  1. Marcel dit :

    Mais c’est minuscule cette bestiole https://www.youtube.com/watch?v=dg4NcXy60yM comment je vais la trouver dans mes poutres?

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